Novembre 2013, vol. 22, no 6

EDITORIAL

Pas de décentralisation sans démocratisation

par Claire Bolduc
presidente@solidarite-rurale.qc.ca

La ritournelle est aussi vieille que les MRC et elle revient à nos oreilles à toutes les élections d’un nouveau gouvernement. Les couplets changent, mais le refrain reste toujours le même : décentraliser pour rapprocher les lieux de décisions du citoyen, décentraliser pour offrir de meilleurs services, décentraliser pour faire autrement que le gouvernement précédent.

La ritournelle est si belle qu’elle enchante chaque fois. Le gouvernement semble cette fois décidé à aller de l’avant avec un projet de loi-cadre sur la décentralisation. On est tentés d’y croire encore une fois. Mais à quoi veut-on croire au juste?

Sûrement pas au père Noël. La décentralisation n’a rien d’inoffensif. Au contraire. Il y a des enjeux, il y a des risques bien réels.

Si la décentralisation signifie recréer en région ces fiefs de bureaucrates qui, du haut de leur tour, décident de ce que sera le quotidien du bon peuple, qui s’attribuent pouvoirs et décisions, non merci. Si la décentralisation signifie accentuer les disparités entre les régions, nous n’en voulons pas. Si elle se veut une échappatoire à l’État pour éviter de redistribuer la richesse de façon équitable et une manière de retirer de ses livres comptables des dépenses politiquement non payantes, on passera notre tour.

Si au contraire, décentralisation rime avec démocratisation, nous sommes preneurs. Si elle permet aux citoyens d’avoir collectivement une meilleure emprise sur les décisions qui concernent leurs milieux de vie, nous la voulons.  Si elle permet de passer à un réel développement territorial, qui va par-delà les silos des secteurs d’activité et valorise l’utilisation de toutes les ressources présentes sur le territoire pour le bien commun, alors il nous la faut sans tarder!

Ce projet de loi-cadre qu’on nous promet pour bientôt n’ira pas plus loin que la multitude d’autres projets morts à l’état embryonnaire s’il n’est pas porté par une réelle volonté populaire. Sans racines profondes qui tirent leur force des milieux et de toute la richesse humaine qui les compose en termes sociaux, économiques, culturels, il tombera. Comme les autres!

Si la Politique nationale de la ruralité bat des records de longévité, avec ses 12 ans d’existence et ses dix ans à venir, c’est justement parce qu’elle est réellement décentralisée et qu’elle interpelle tous les acteurs du milieu, quel que soit leur secteur d’activité, quel que soit leur titre, du citoyen au maire, du forestier à l’artiste, et qu’elle les unit autour de l’avenir de leur territoire de MRC. Si elle connaît toujours autant de succès, c’est parce que les citoyens s’y sont impliqués en ayant la certitude qu’ils participaient aux orientations et à la décision.

L’histoire de la création de cette politique unique qui s’est écrite à l’encre de la fine observation, de la consultation du citoyen chez lui, dans son milieu, de la mobilisation des forces vives, de la réflexion soutenue, a de quoi inspirer nos gouvernants. C’est à l’unisson que les milieux ruraux ont réclamé sa reconduction, c’est à l’unisson qu’ils devront aussi chanter la décentralisation. La ritournelle électorale doit devenir la chanson qui est sur toutes les lèvres, qu’on vive à Laval ou à La Motte. Le contexte s’y prête plus que jamais. Nous avons tous, collectivement, urbains et ruraux, élus et citoyens, besoin de ce succès qui panserait peut-être quelques blessures infligées par les révélations de la commission Charbonneau, par l’exploitation à tous crins des ressources naturelles ou par les affres de la carte électorale. 

Le projet est prometteur. Mais sa nature même appelle la machine étatique à miser sur une élaboration qui sort de ses cadres habituels. Voilà un test qui définira son échec ou sa réussite. Et pour que la seconde option l’emporte, cela se fera avec les citoyens. Sans eux, point de salut.

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MOT DU SECRETAIRE

Serviteurs de la société 3.0

Par Christian Thivierge
cthivierge@solidarite-rurale.qc.ca

En ces temps où le cynisme ambiant rivalise avec le sentiment d’impuissance, tant à cause de révélations issues des commissions d’enquête, des grands enjeux affectant nos vies comme les changements climatiques ou les crises financières, les décideurs locaux et les acteurs du développement deviennent des alliés de taille de la population. Nos décideurs ont besoin à leur tour d’employés professionnels, d’experts salariés par l’État central, régional ou municipal.

Le besoin d’une administration et d’agents au service des décideurs s’est manifesté depuis plusieurs siècles partout sur la planète. En Europe, cette administration s’est développée avec l’intérêt du monarque pour la mainmise sur le territoire et a contribué à la construction des États. Pour la petite histoire, ce sont les Chinois qui, dans le cadre de la gestion de leurs grands empires, deux siècles avant notre ère, introduisirent des critères de nomination basés sur le mérite pour les postes de fonctionnaires. Ce n’est que bien plus tard que l’Angleterre (1854) et les États-Unis (1883) reprirent ce système.

Aujourd’hui, la fonction publique sur le territoire du Québec (les employés des sociétés d'État, des réseaux de l'éducation, du réseau de la santé et des services sociaux et des municipalités), qu'elle soit provinciale ou fédérale emploie près de 900 000 personnes (données de 2011). La part de l'administration provinciale dans l'emploi public au Québec est quant à elle à la baisse depuis le début des années 2000 (de 12 % en 2000 à 9,9 % en 2010). En ce qui concerne les entreprises publiques, elles ont connu une baisse continue et marquée (-42,9 %) de leur effectif depuis 1981 au Québec1.

En anglais, le terme utilisé pour désigner un fonctionnaire est civil servant, traduit librement par serviteur de la société. Cette appellation reflète bien cette réalité où le fonctionnaire s’engage à défendre consciencieusement la démocratie, l’ordre et la saine gestion publique. Selon la Commission de la fonction publique du Canada, le fonctionnaire sert l’intérêt public en servant le gouvernement élu. Le fonctionnaire exerce dans ses activités quotidiennes un certain niveau de pouvoir discrétionnaire, mais il doit traiter toutes les personnes du public avec impartialité.

Ces professionnels sont indispensables au bon fonctionnement de la société. Leur réputation a été malmenée depuis bien des années. On critique leur productivité, leur efficacité, ou leurs conditions avantageuses d’emploi. Aujourd’hui, le million de fonctionnaires de tous les niveaux au Québec travaillent à encadrer et à appuyer le développement de la société.

Bien plus que des gestionnaires de programmes, ces experts soutiennent nos élus dans leurs prises de décision, supportent les entrepreneurs dans leur développement, assurent la santé et la sécurité de notre population et offrent des moyens d’éduquer et de former nos gens.

Devant le cynisme, il nous reste la rigueur d’analyse. Pour contrer les sentiments d’impuissance, nous devons compter sur la compétence. Les fonctionnaires de notre État moderne doivent posséder les compétences pour aller au-devant des gens dans des structures souples qui favorisent l’innovation. Les citoyens québécois de partout doivent continuer de compter sur eux afin de mettre en place les grandes politiques de notre gouvernement. La Politique nationale de la ruralité annoncée par la première ministre est un exemple où le jugement et l’esprit d’innovation seront indispensables afin d’en assurer le succès.

Note :

1. L’Observatoire de l’administration publique - ENAP. L’État québécois en perspective. www.etatquebecois.enap.ca/fr/accueil.aspx

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PORTRAIT D'ICI

Publication. La ruralité en Abitibi-Témiscamingue : Visions multiples

Lorsque je pense à la ruralité de l’Abitibi-Témiscamingue, je pense à …?

Par Caroline Jacob
cjacob@solidarite-rurale.qc.ca

Cette question a été posée à des ruraux de l’Abitibi-Témiscamingue afin de produire un portrait de la ruralité différent des portraits traditionnels statistiques. Trouver quels sont les mots justes pour dire la ruralité, c’est le mandat auquel s’est attaquée la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités, pour la Conférence régionale des élus de l’Abitibi-Témiscamingue.

L’analyse de l’ensemble des termes cités par les participants pour parler de la ruralité nous permet de tirer ce constat : la ruralité de l’Abitibi-Témiscamingue, c’est d’une façon synthétique […] d’abord un milieu de vie habité par des gens qui se préoccupent de son développement, notamment en regard des services. Mais c’est aussi un lieu, un grand territoire avec des ressources, sans doute à mettre en valeur.

Aussi, l’exercice de cartographie conceptuelle (la méthode utilisée par le chercheur pour « sonder » les participants) a permis de dégager six grandes représentations de la ruralité de la région :

  1. La ruralité, c’est de grands espaces naturels.
  2. La ruralité, c’est un milieu de vie de qualité.
  3. La ruralité, c’est un mode de vie choisi et en transformation.
  4. La ruralité, c’est une identité forte et un sentiment d’appartenance important.
  5. La ruralité, c’est un potentiel de développement à saisir par la créativité de ses habitants.
  6. La ruralité, c’est des luttes et des mobilisations politiques.

Source : Patrice LeBlanc, La ruralité en Abitibi-Témiscamingue : Visions multiples, Chaire Desjardins en développement des petites collectivités pour la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Abitibi-Témiscamingue, 2013. www.conferenceregionale.ca/documents/publications/leblanc_cre_la_ruralit...

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AILLEURS DANS LE MONDE

Mexique : une culture en mutation

Par Amélie Germain
agermain@solidarite-rurale.qc.ca

Le 15 octobre dernier, on célébrait la Journée internationale de la femme rurale. Voilà un beau prétexte pour observer comment le fait d’être une femme rurale se vit ailleurs. Au cours des dix dernières années, ce sont environ 200 000 hommes qui ont quitté le Mexique vers des exploitations agricoles étrangères, espérant pouvoir offrir un meilleur revenu à leur famille. Au Québec, de plus en plus d’employeurs agricoles font appel au service de cette main-d’œuvre ponctuelle qui est devenue indispensable pour la viabilité de ce secteur économique. Cependant, la venue de ces travailleurs étrangers tant ici qu’aux États-Unis a des conséquences sur l’industrie agricole de leur pays d’origine. Dans ce pays où le patriarcat prédomine, ce phénomène de migration des hommes transforme peu à peu la culture. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes ont le devoir d’assurer la subsistance de leur famille.

La répartition traditionnelle des rôles entre les sexes n’est pas encore disparue, puisque beaucoup de femmes demeurent tributaires de l’argent que leur mari leur envoie de l’étranger et que les hommes sont toujours majoritairement en charge de l’agriculture, qu’ils reprennent en main lorsqu’ils reviennent au pays. Cependant, on constate que les quelques mois passés à l’étranger changent irrémédiablement les relations. Aujourd’hui, la femme représente le principal soutien de la famille dans plus d'un ménage rural du pays sur six, soit un tiers de plus qu’il y a dix ans.

De plus en plus de femmes assurent la gestion des entreprises agricoles familiales puisque la plupart des hommes qui s’exilent ne reviennent jamais au Mexique et beaucoup cessent d’envoyer de l’argent à leur femme. La nouvelle vie de Mme Fernandez démontre bien la réalité de ces femmes de travailleurs étrangers. Au début, lorsque le père de ses cinq enfants a quitté la maison pour travailler aux États-Unis, il transférait fréquemment de l’argent et donnait des nouvelles. Mais, un jour, tout s’est arrêté. Pour survivre, elle a dû prendre en main la gestion de l’exploitation familiale de café. Puis, elle a regroupé en coopérative plus de cent producteurs locaux de café. Les profits de la dernière année, avec l’augmentation du prix du café, lui ont permis d’agrandir son territoire d’exploitation et de s’offrir quelques extras. À sa grande surprise, le père de ses enfants est réapparu. Ne voulant pas perdre sa nouvelle liberté et sachant qu’elle avait la capacité de subvenir à ses besoins et ceux de sa famille, elle a refusé qu’il revienne.

L’histoire de Mme Fernandez n’a rien d’exceptionnel. L’exode des hommes vers le nord aurait pu mettre en péril le développement des entreprises agricoles, mais la résilience des femmes mexicaines leur a permis de prendre le relais des hommes et leur a démontré qu’elles pouvaient réussir.

Source : http://www.courrierinternational.com/article/2012/06/15/les-paysannes-pr...

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BREVES

Et les gagnants sont…

Par Cynthia Rivard
crivard@solidarite-rurale.qc.ca

Le Comité des partenaires de la ruralité célébrait le 10 octobre dernier les Grands Prix de la ruralité, au Salon rouge de l’Assemblée nationale. L’événement, qui vise à reconnaître l’importance des acteurs clés du développement rural que sont les municipalités, les MRC, les centres locaux de développement, les agents ruraux et les leaders locaux, a mis en lumière cinq organisations et personnes qui se sont distinguées par leur dynamisme et leur apport à la ruralité québécoise. Solidarité rurale du Québec salue les lauréats pour cette contribution ainsi que tous les finalistes. Voici les lauréats :

  • Prix Mobilisation (remis par la Fédération québécoise des municipalités) : MRC de Nicolet-Yamaska
  • Prix Excellence – Innovation (remis par l’Union des municipalités du Québec) : Produire la santé ensemble
  • Prix Organisme rural (remis par Solidarité rurale du Québec) : Coopérative de solidarité de Notre-Dame-de-Ham
  • Prix Agent rural (remis par l’Association des centres locaux de développement) : Monsieur Jerry Espada
  • Prix Hommage (remis par le ministre délégué aux Régions) : Monsieur Charles Labrie, instigateur du projet de Cité-école

 

Les effets de la Politique nationale de la ruralité sur la santé des communautés rurales et de leurs citoyens.

Des nouvelles de l’avancement du projet.

Par Caroline Jacob
cjacob@solidarite-rurale.qc.ca

En mai dernier, Solidarité rurale du Québec vous annonçait sa participation à un projet de recherche sur l’impact de la PNR sur la santé des ruraux en collaboration avec l’Institut national de santé publique. Quelque six mois plus tard, les travaux de l’équipe de chercheuses de l’Institut ont avancé à grands pas. Entre autres, il y a eu la tenue d’un séminaire en juin dernier et le choix des territoires qui seront étudiés. Ainsi, deux villages dans les MRC de Montmagny, d’Arthabaska et du Granit ont été sélectionnés en fonction d’une série de critères et la collecte de données dans les milieux a été amorcée par la réalisation d’entrevues. Les résultats finaux de l’étude sont attendus en 2015. À suivre!

 

Un guide pour amenuiser les tensions

Par Cynthia Rivard
crivard@solidarite-rurale.qc.ca

On connaît davantage l’organisme Au coeur des familles agricoles pour son travail de rang auprès des agriculteurs, pour les soutenir et briser leur isolement. L’organisation vient d’ailleurs d’inaugurer un centre de répit en plein cœur d’un quartier résidentiel de Saint-Hyacinthe. Mais l’organisation travaille également, dans la lignée philosophique du travail de rue, avec le milieu. C’est dans cette perspective qu’elle a publié Le Guide du bon voisinage, destiné à tout néorural qui s’installe en campagne. Le guide, disponible sur le site Internet d’Au cœur des familles agricoles au www.acfareseaux.qc.ca, démystifie les pratiques agricoles en expliquant, saison par saison, ce qui se passe dans les champs. Il est également ponctué de « saviez-vous que ? » tantôt utiles, tantôt instructifs pour les néoruraux. « Saviez-vous que la loi permet tout de même de dépasser, de manière sécuritaire, les véhicules portant un triangle orange? » « Saviez-vous qu’il n’y a pas d’antibiotiques ni aucune hormone de croissance utilisés dans l’alimentation des vaches laitières? », voilà quelques exemples tirés de la publication qui permet une meilleure compréhension et une meilleure connaissance du monde agricole. Le guide dresse également un portrait des différentes productions, présentant ses particularités, et parle de quelques enjeux importants en agriculture, comme la relève ou l’environnement. De quoi permettre, assurément, un meilleur voisinage dans un territoire multifonctionnel, où tous peuvent y trouver leur compte.

 

Mémoire : La future politique énergétique du Québec. Une question de vision globale et territoriale.

Par Caroline Jacob
cjacob@solidarite-rurale.qc.ca

Solidarité rurale du Québec a déposé un mémoire dans le cadre de la Consultation publique sur les enjeux énergétiques du Québec. Parmi les différentes positions et recommandations que l’on retrouve dans ce mémoire, notons que SRQ recommande que la Politique énergétique laisse une part de l’assiette énergétique aux communautés rurales désireuses de développer leur potentiel énergétique dans des projets communautaires qui leur ressemblent. Aussi, elle enjoint le gouvernement à reconnaître les responsabilités des milieux (MRC et schéma d’aménagement), notamment en ce qui concerne l’exploitation des hydrocarbures. En d’autres mots, le mémoire table sur l’importance de considérer le développement énergétique aussi sous un angle territorial.

Pour la Coalition, tenir compte de l’interdépendance entre le rural et l’urbain, tout en se rappelant leur complémentarité, s’avère un exercice fondamental dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle Politique énergétique du Québec. Il faudra que celle-ci prenne en considération le besoin des uns et des autres ainsi que leurs apports respectifs dans l’élaboration des solutions et l’atteinte des cibles.

Pour lire les mémoires de Solidarité rurale du Québec : www.ruralite.qc.ca/fr/Publications

 

Prix Ruralia-Desjardins 2014 : Appel de candidatures

Votre communauté réalise un projet mobilisateur? Celui-ci pourrait être admissible au Prix Ruralia-Desjardins. Il est possible de soumettre votre candidature jusqu’au 12 décembre prochain en visitant : www.ruralite.qc.ca

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AGENDA

4 novembre (C. Bolduc)
Sainte-Foy. Rencontre du Groupe de travail sur la sécurité du revenu en agriculture au Québec

5 novembre (A. Genest et A. Germain)
Montréal. Conférence de presse Coalition contre la réforme de l'Assurance emploi

8 novembre (C. Bolduc, A. Genest, C. Thivierge et C. Jacob)
Trois-Rivières. Réunion du comité exécutif de SRQ

12 novembre (C. Thivierge)
Montréal. Co-animation Table ronde au Colloque Systèmes Alimentaires Durable au Québec

15 novembre (C. Bolduc, A. Germain et C. De Hamel)
Montréal. Soupe populaire de la Coalition québécoise contre la réforme de l'assurance-emploi

19 novembre (C. Bolduc, C. Thivierge)
Ottawa. Panel Assurer la prospérité et la sécurité des collectivités rurales du Comité permanent des finances dans le cadre de ses consultations pré-budgétaires.

20 novembre (C. Bolduc, C. Thivierge et C. Jacob)
Montréal. Assemblée générale annuelle de Territoires innovants en économie sociale et solidaire - Organisme de liaison et de transfert (TIESS-OLT)

22 novembre (C. Bolduc)
Québec. Rencontre avec les étudiants d'agroéconomie de première année

26 novembre (C. Thivierge)
Lac-Delage. Participation au Colloque sur le développement des forêts de proximité

29 novembre (C. Bolduc)
Sainte-Foy. Rencontre du Groupe de travail sur la sécurité du revenu en agriculture au Québec

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