Septembre 2013, vol. 22, no 4

EDITORIAL

La lumière au bout du tunnel?

par Claire Bolduc,
presidente@solidarite-rurale.qc.ca

Chaque jour, où que l’on soit au Québec, on allume la lumière, l’ordinateur, la télévision, on ouvre le frigo, on prépare les repas. L’hiver, on rentre chez soi, dans le confort d’un foyer bien chauffé. On fait le plein d’essence aussi, on se déplace où l’on veut sans trop de problèmes. Tout ça, c’est normal, presque banal. Des acquis!

Et voilà qu’au mois de juillet, 500 000 personnes de Montréal, de la Montérégie, des Laurentides et de Lanaudière se sont retrouvées dans le noir. Le service de métro a fait défaut. Idem pour les manèges de la Ronde, où certains clients sont restés coincés. La raison? Un incendie de forêt à 1 400 kilomètres de là, dans la Baie-James. De quoi rappeler aux urbains que leurs liens avec la ruralité dépassent largement la seule question de la nourriture ou de la villégiature.

Il s’agit de sillonner le Québec pour se rappeler à quel point l’énergie est fondamentale pour notre province. Au détour d’une forêt particulièrement dense, ou d’une montagne inaccessible, on est surpris de voir apparaître un corridor de pylônes qui, raccordé aux autres, forme le système nerveux du Québec.

L’énergie de nos campagnes. Oui. C’est le choix historique qui a été fait au Québec. Que la campagne soit pourvoyeuse d’énergie. Pourtant, les ruraux que nous sommes n’ont, au final, pas eu tellement à dire dans le déploiement de ce choix sur le territoire. Le résultat? Rappelons-nous le développement éolien, qui, bien que souhaitable et louable, s’est fait de façon cacophonique dans nos milieux de vie. Pensons aux hydrocarbures ou aux gaz de schiste, à toute l’encre qu’ils ont fait couler dernièrement.

À titre de pourvoyeurs d’énergie, les milieux ruraux ont définitivement beaucoup à dire. Parce que le barrage, l’éolienne ou la tour de forage, c’est de leur fenêtre qu’ils les voient, non à travers l’écran de leur télé. Mais à titre de consommateurs également. À l’heure où le gouvernement prend le tournant de la réduction de gaz à effet de serre, actuellement son principal objectif en matière d’énergie, est-il acceptable que les moyens de transport collectifs des milieux éloignés soient si coûteux et moins efficaces que la bonne vieille voiture? Qu’en est-il du transport des marchandises, un enjeu majeur pour nos communautés dans le modèle économique actuel, qui déplace les ressources en ville pour les faire transformer, puis les redéploie sur le territoire?

La question de l’énergie nécessite une réflexion globale, et si la réduction des gaz à effet de serre est une belle porte d’entrée à cette réflexion, elle doit s’élargir à des concepts plus globaux que sont la création de richesse collective, la place de l’énergie dans l’occupation dynamique des territoires et les changements dans nos milieux de vie qu’entraîne le déploiement de ces énergies.

Oui. Les ruraux ont beaucoup à dire sur la question de l’énergie. Et historiquement, on ne leur a que trop rarement donné la chance de s’exprimer; c’est l’un des principaux drames qu’ont vécus bien des communautés ces dernières années. Or, le gouvernement entrouvre une porte en tenant une consultation qui fera le tour du Québec du 4 septembre au 9 octobre prochain. 

Bien sûr, les délais sont vertigineux. Mais nous, ruraux, avons le devoir, malgré le temps qui court, de défoncer la porte si timidement ouverte. Pour faire éclater la lumière sur l’enjeu énergétique québécois. Pour l’avenir de nos communautés, tout simplement.

Exprimez-vous! http://consultationenergie.gouv.qc.ca/ 

En haut

 

PORTRAIT D'ICI

Le CEFRIO et la FCSQ s’unissent pour démarrer l’Unité mobile de formation

Par Caroline De Hamel
cdehamel@solidarite-rurale.qc.ca

Au moment où le Guide du passage à la proximité des services en milieu rural était édité en 2012, Solidarité rurale relevait, dans la partie S’inspirer, l’émergence d’un nouveau projet au sein de l’équipe de recherche et d’expérimentation du Cefrio. L’idée de départ : former les travailleurs directement sur leur lieu de travail à l’aide des TIC. Une voie d’avenir incontournable.

Le 22 mai dernier, le lancement officiel de cette unité mobile a eu lieu. Le Cefrio s’est adjoint la Fédération des commissions scolaires du Québec qui est maintenant le promoteur du projet. S’ajoutent à ceux-ci d’autres partenaires pour combler les besoins financiers. L’unité mobile offrira, pendant les deux prochaines années, ses services sur le territoire de six commissions scolaires, soit celles de la Beauce-Etchemin, de Laval, de Saint-Hyacinthe, des Chênes, du Chemin-du-Roy ainsi que du Lac-Saint-Jean. Les deux formations actuellement à l’essai sont Métrologie (fabrication métallique et prise de mesures) et Symbolisation en soudage (lecture de plans de soudage). Les objectifs derrière ces thèmes sont de rendre le plus accessible possible des formations professionnelles au secteur des PME industrielles et ainsi contrer la rareté de la main-d’œuvre; deux enjeux majeurs. Au terme de ce projet, le Cefrio espère aussi que les organismes de formation, les entreprises et leurs travailleurs constateront l’apport positif que les technologies de l’information peuvent avoir sur leurs activités.

L’Unité mobile a déjà connu sa première sortie officielle en donnant sa formation en Symbolisation en soudage, à St-Pie Hydraulique, en Montérégie. La salle de classe mobile est savamment aménagée à l’intérieur d’une remorque de 53 pieds où l’on peut trouver différentes zones, dont la principale étant une pièce avec plusieurs postes informatiques ainsi que plusieurs outils technologiques. La remorque s’est donc installée aux côtés de la bâtisse de l’entreprise pendant deux jours, durée de la formation. Les premiers travailleurs ont pu expérimenter pleinement les bénéfices d’un tel modèle de formation.

À la suite des commentaires recueillis, l’Unité mobile a effectué quelques ajustements et est maintenant prête à sillonner les routes du Québec vers de nouveaux participants. « L’objectif visé par le CEFRIO et ses partenaires : rejoindre 50 entreprises et offrir la formation en métrologie et symbolisation en soudage à environ 400 travailleurs d’ici septembre 2014. » Évidemment, à long terme, « on souhaite étendre cette pratique innovante à d’autres domaines d’activités et à la grandeur du Québec. » Rien de moins!

À la lecture de ce projet devenu réalité, on se rend compte que les façons de faire en termes de création de nouveaux services de proximité changent radicalement de visage. On parle bien, maintenant, de la proximité des services!

Sources :
Guide du passage à la proximité des services en milieu rural, SRQ, 2012. p. 21.
• Unité mobile de formation. http://www.cefrio.qc.ca/projets-recherches-enquetes/numerique-entreprise...
• Première expérimentation de l’Unité mobile de formation. http://www.cefrio.qc.ca/blogue/numerique-et-developpement-des-competence...

En haut

 

AILLEURS DANS LE MONDE

La multifonctionnalité au service des communautés rurales

Par Amélie Germain
agermain@solidarite-rurale.qc.ca

Dans un village de 300 habitants, situé sur les rives d’un fjord de l’est de l’Islande, blotti entre deux montagnes, on retrouve une épicerie, une pharmacie et un bureau de poste sous le même toit. Alors qu’ici les épiceries peinent à survivre dans des villages parfois beaucoup plus gros, on peut se demander comment les Islandais réussissent à rentabiliser et maintenir ces services dans de si petites communautés.

Bien que le deux tiers de la population islandaise soit urbaine, on retrouve tout autour de l’île de petits villages d’agriculteurs et de pêcheurs. Dans ce pays où ces activités demeurent des secteurs économiques importants, la survie de ces petits villages est donc essentielle.

Pour que les villages survivent, la présence de magasins de proximité est cruciale. Cependant, ceux-ci ont besoin d’un minimum de clients pour être rentables. Face aux difficultés de nombreux magasins ruraux, le gouvernement islandais a participé à la mise en place d’un projet pour assurer leur subsistance. Le programme « Retail in Rural Region » a donc été mis sur pied en 2009, d’abord comme projet pilote, puis en 2011 comme programme gouvernemental permanent.

« Retail in Rural Region » vise à améliorer la qualité des services dans les petites communautés, tout en permettant aux magasins ruraux de survivre, de se développer et de grandir. Des chercheurs universitaires ont identifié les besoins et les habitudes des consommateurs puis établi les meilleures mesures à mettre en place par les autorités locales pour appuyer les magasins ruraux. Ces mesures misent entre autres sur l’amélioration de l’engagement de la communauté, la formation des détaillants, l’appui institutionnel aux détaillants et une meilleure offre de produit.

Les produits offerts à des prix compétitifs favorisent la rétention des clients. Avant la mise en place du projet, les chaînes dans les plus gros villages offraient des prix plus attrayants et réussissaient à attirer les consommateurs, malgré la distance à parcourir. Pour faire baisser les prix, le gouvernement a favorisé la culture locale des aliments. Ainsi, l’Islande, malgré son climat nordique, réussit à subvenir à l’ensemble des besoins de sa population en viande et en produits laitiers. Également, grâce à plusieurs serres, près de la moitié des fruits et légumes sont aujourd’hui produits sur place permettant une meilleure offre aux consommateurs.

Outre la baisse des prix, les chercheurs ont identifié que les magasins multifonctionnels étaient plus viables dans des régions où la population est moindre et améliorait l’engagement de la communauté. Ainsi, les autorités ont soutenu les détaillants dans la transformation de leurs magasins en établissements multifonctionnels. Cette transformation a permis de mieux répondre aux besoins de la clientèle en répondant à leurs besoins spécifiques. Ainsi, plusieurs magasins ont ajouté des services tant commerciaux que publics, tels qu’un nettoyeur, une pharmacie, une salle de conférence, un bureau d’information touristique, un bureau de poste, etc.

Cependant, ce nouveau mode de fonctionnement devient de plus en plus exigeant pour ces propriétaires. Désormais, en plus d’être de bons détaillants, ils doivent traiter des problèmes reliés au service social, à l’entreprenariat et aux divers services multifonctionnels qu’ils offrent. Afin de développer leurs habiletés, un programme de formation leur est proposé, leur permettant d’échanger sur les meilleures pratiques puis de partager leurs expériences avec d’autres commerçants ainsi qu’avec les autorités locales. On leur propose également un service d’aide sur mesure avec des experts qui les guident selon les réalités de leur milieu.

Ce projet a permis une augmentation considérable des magasins multiservices dans les communautés rurales d’Islande et favorisé la croissance économique de ses régions rurales. L’engagement continuel des autorités locales et des citoyens demeurent néanmoins un élément clé de la survie de ces services de proximité.

Source : http://rsv.is/Files/Skra_0060124.pdf

En haut

 

BREVES

Du changement à la direction de SRQ

Solidarité rurale du Québec vous informe du départ de son secrétaire général, monsieur Sébastien Lépine Pour l'heure, madame Claire Bolduc, présidente de l'organisation, assure l'intérim. Le conseil d'administration se penchera sur la question de la succession du secrétaire général dans les prochaines semaines.

 


Mémoire sur le transport collectif et la mobilité durable

Par Caroline Jacob
cjacob@solidarite-rurale.qc.ca

C’est en juin dernier que SRQ déposait au ministre des Transports un mémoire intitulé Mobilité durable. Pour une politique souple, modulée, décentralisée et environnementale. Dans son mémoire, SRQ recommande que la prise de décision et l’organisation des transports collectifs en milieu rural soit rapprochée le plus possible des citoyens. Ainsi, la MRC s’avère le palier de gouvernance où devraient échoir les exercices de concertation et les responsabilités en matière de transport collectif. De cette façon, seront tenues en compte toutes les facettes et les implications des choix de développement pertinents selon une vision territoriale. Consciente qu’à certains endroits, certains modes de transport peuvent se concurrencer, à l’exemple du taxi et du transport bénévole, SRQ rappelle au gouvernement que c’est en intégrant toutes les parties prenantes dans la discussion que les solutions gagnantes pourront être développées localement et de façons différenciées.

Aussi, SRQ recommande la mise en place d’un chantier sectoriel de modulation pour les transports collectifs en milieux ruraux et insiste sur le fait que ces derniers ne doivent pas être mis de côté en ce qui concerne l’électrification des transports.

Enfin, la Coalition rappelle au gouvernement que son désengagement dans la prestation de services publics en milieu rural et en région est une atteinte directe à l’équité entre les citoyens, et une cause importante de l’augmentation des déplacements et des besoins de transport. Elle l’interpelle pour que la nouvelle politique soit axée sur l’usager plutôt que sur les modes de transport et, par conséquent, leur lobby.

Pour lire les mémoires de Solidarité rurale du Québec : www.ruralite.qc.ca/fr/Publications

 


Postes Canada veut votre avis

Par Cynthia Rivard
crivard@solidarite-rurale.qc.ca

Le dossier de la proximité des services est toujours sensible pour les milieux ruraux, et à plus forte raison lorsque ces services sont publics, car leur réduction soulève inéluctablement des questions sur l’universalité des services aux citoyens. En 2012, Postes Canada procédait à une série de réductions de services qui furent alors fortement décriées par Solidarité rurale du Québec ainsi que par plusieurs milieux.

Voilà que l’organisme a choisi de consulter les citoyens sur l’avenir de ses services, en regard de la baisse de courrier provoquée par l’avènement d’Internet. S’appuyant sur une étude commandée au Conference Board qui prévoit des déficits d’exploitation annuels d’ici 2020, la société d’État pose une question fondamentale, à savoir « Quel genre de service postal peut répondre à vos besoins à l’avenir ? » Il est possible de donner son avis sur la question au www.canadapost.ca/ext/en/future/?page_id=6.

 

Congrès national de Place aux jeunes en région

Par Amélie Germain
agermain@solidarite-rurale.qc.ca

Du 30 septembre au 3 octobre prochain se déroulera, à Montmagny, le 10e Congrès national sur la migration des jeunes en région sous le thème La migration : moteur pour l’occupation et la vitalité des territoires. Cet événement d’envergure nationale accueillera des intervenants concernés par la place qu’occupe la migration dans les défis et les enjeux de l’occupation et la vitalité des territoires québécois en provenance de toutes les régions du Québec. Des thématiques telles que la démographie des régions, l’emploi, le vieillissement de la population, la relève entrepreneuriale, la main-d’œuvre qualifiée, la recherche de financement et l’image de marque régionale seront abordées lors des conférences.

Vous pouvez vous inscrire avant le vendredi 20 septembre au www.placeauxjeunes.qc.ca/inscription.

 


Revue Kaléidoscope – Le développement collectif dans tous ses états

Par Cynthia Rivard
crivard@solidarite-rurale.qc.ca

L’information est au cœur du développement des collectivités et un élément essentiel à leur déploiement. Pourtant, dans un monde dominé par la manchette accrocheuse, les exemples de réussites des communautés, les analyses de fond sur les politiques et les dossiers sur les grands enjeux de notre société, le tout regardé avec la lorgnette du développement collectif, sont une denrée rare.

Or, voilà précisément ce que la revue Kaléidoscope propose à raison de trois fois par année. Née de l’ancienne publication Développement social, la revue a été renouvelée pour en faire un outil qui supporte toute personne qui agit pour le développement des communautés, qu’elle soit rurale ou urbaine, qu’elle agisse à titre d’élu ou d’agent. Et le pari est réussi. Généreusement, elle offre son contenu sur Internet. C’est à consulter au www.mediak.ca.

 


ÉQUIPE SRQ

Un départ

La conseillère en développement stratégique des territoires, madame Lise Roy, a quitté SRQ. Pendant ses trois années parmi nous, outre ses mandats premiers, elle a participé à plusieurs grands projets, tels que Ruralia, l’événement (célébrant les 20 ans de SRQ), la tournée des régions 2011-2012, les forums 2012 et les conférences nationales. De plus, elle a été le maître d’œuvre des trois dernières formations annuelles des agents de développement rural en rehaussant l’offre chaque année. Elle occupe dorénavant le poste de directrice générale du Centre-Saint-Pierre à Montréal. Nous lui souhaitons bonheur et succès dans cette nouvelle aventure!

En haut

 

AGENDA

3 septembre (C. Bolduc)
Québec. Comité des partenaires de la ruralité

4 septembre (C. Bolduc, A. Genest et C. Jacob)
par téléphone. Réunion du comité exécutif de SRQ

5 septembre (A. Genest)
Boucherville. Lancement de la « Trousse d'information sur les Plans de développement de la zone agricole (PDZA) » par l’UPA

5 septembre (C. Bolduc)
Boucherville. 5 à 7 de l’UPA

6 septembre (C. Bolduc et C. Rivard)
Montréal. Tournée des membres fondateurs de SRQ : rencontre avec l’Ordre des Agronomes du Québec

9-13 septembre (S. Bellerose et C. Jacob)
Estrie. Participation à l’Université rurale du Québec

12 septembre (C. Rivard)
Sainte-Foy. Lac-à-l’épaule du Conseil d'administration de Place aux jeunes

12 septembre (C. Jacob)
Sherbrooke. Réunion du Nœud québécois du projet pancanadien « Voies vers la prospérité »

16 septembre (A. Germain)
Montréal. Rencontre de la Coalition québécoise contre la réforme de l'assurance-emploi

17 septembre (C. Bolduc)
Longueuil. Conseil d'administration Les Arts et la Ville

19 septembre (C. Bolduc)
Victoriaville. Sur le panel du 25e colloque du RQVVS

20 septembre (C. Bolduc)
Saint-Albert. Animation d'atelier au 25e colloque du RQVVS

20 septembre (A. Genest et C. Rivard)
Saint-Hyacinthe. Ouverture officielle de la 10e édition du Rendez-vous des papilles et
Inauguration officielle de la première maison de répit en agriculture au Québec (ACFA)

24 septembre (C. Bolduc, A. Germain et C. Jacob)
Trois-Rivières. Consultation publique de la Commission nationale d'examen sur l'assurance-emploi

25 septembre (C. Bolduc, A. Genest et C. Jacob)
Trois-Rivières. Réunion du comité exécutif de SRQ

25 septembre (C. Bolduc, A. Genest et C. Jacob)
Trois-Rivières. Réunion du conseil d'administration de SRQ

26-28 septembre (C. Bolduc, C. Rivard)
Québec. Participation au 72es Assises annuelles de la FQM

26 septembre (S. Bellerose et C. Rivard)
Assemblée générale annuelle de Kaléidoscope et lancement de la revue K

28 septembre (C. Bolduc)
Compton. Conférence pour l'AREQ lors des Comptonales

30 septembre (C. Bolduc et C. Rivard)
Québec. Comité des partenaires de la ruralité

30 septembre (C. Bolduc)
Vidéo-conférence. Rencontre du conseil d'administration du TIESS

30 septembre au 3 octobre (C. Rivard, C. Jacob)
Montmagny. Congrès de Place aux jeunes

En haut